Homaio lève €3.6M en Seed
Homaio lève 3.6M€ pour ouvrir les marchés qui structurent la transition énergétique aux investisseurs privés
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L'investissement vert expliqué : Comprendre l'essor de l'investissement durable et comment vous pouvez participer espérer générer une performance financière avec un impact réel sur le climat.
Tandis qu’historiquement l’investissement se mesurait principalement en pourcentages de rentabilité, en lignes de dividendes et en courbes de croissance, l’investissement vert introduit quant à lui de nouvelles notions : durabilité, écoresponsabilité, impact positif sur l’environnement, impact positif sur la société, transition écologique et énergétique… Car face aux conséquences de la crise climatique, les investisseurs ne regardent plus seulement leur portefeuille à la loupe : ils le scrutent à travers le prisme de la responsabilité. Ils cherchent en somme à concilier performance et impact positif sur l’environnement. Alors, à la question de savoir s’il est possible de viser la rentabilité tout en réduisant son empreinte carbone, la réponse est claire : oui, grâce à l’investissement vert. Mais de quoi parle-t-on ? Quels sont les principes et les avantages et surtout comment investir durablement ?
S’il fait véritablement parler de lui au sortir de la Cop21 de Paris en 2015, l’investissement vert n’est pas en soi un perdreau de l’année. Son aîné ? L’investissement durable, né aux USA, dans les années 1970, période de la guerre du Vietnam. À cette époque, des militants des droits civiques cherchent à avoir un impact positif sur la société, en créant en 1971 le tout premier fonds d’investissement durable, le Pax World Found, une plateforme pour les investisseurs opposés à la guerre.
Mais l’émergence des principes fondateurs de l’investissement vert, ou investissement durable, peut être retracée aux années 1990 avec les premiers fonds éthiques. L’activité croît, et dix années plus tard, au début des années 2001, une initiative locale, à San Francisco, continue de tracer le sillon avec l’émission d’obligations vertes dévolues au financement de panneaux solaires. De l’autre côté de l’Atlantique cette fois, la Banque Européenne d’Investissement se saisit de l’enjeu de l’investissement responsable en 2007 en émettant également la climate awareness bond : la première obligation verte du genre. La Banque Mondiale lui emboîte le pas en 2008, marquant une nouvelle accélération dans le développement du secteur.
Reste que l’Accord de Paris en 2015 représente un tournant décisif pour la finance durable. Des acteurs comme Al Gore avec Generation Investment Management ont contribué à faire émerger une nouvelle conscience écologique dans les milieux financiers. Aujourd’hui, des géants comme BlackRock, Amundi ESR, BNP Paribas AM ou Mirova orientent massivement leurs fonds vers des actifs alignés avec les critères environnementaux et les objectifs climatiques des différentes COP qui se sont succédé.
Investir dans un « placement vert » consiste à investir dans des projets, des entreprises ou des fonds qui soutiennent la transition écologique, la protection de l’environnement. Cela peut inclure la production d’énergie renouvelable, l’efficacité énergétique, la mobilité douce, ou encore la finance carbone. L’ambition de la finance verte ? Financer un futur soutenable, durable, tout en générant des rendements économiques. En somme : allier performance financière et impact positif sur l’environnement.
Mais entre convictions éthiques, logiques économiques et storytelling marketing, c’est un fait : la frontière entre engagement sincère et écran de fumée est souvent floue, pour ne pas dire tenue, très tenue.
Car attention aux confusions. Le paysage de l’investissement durable est un archipel de notions qui s’entrecroisent, de termes, d’acronymes proches mais distincts, et en réalité souvent complémentaires.
C’est le cas de « l’ISR » et de « l’ESG ». L’un ne va pas sans l’autre. L’ISR (Investissement Socialement Responsable) applique les critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance) pour orienter les décisions d’investissement, et les placements. Il privilégie les meilleurs élèves dans chaque secteur. Quant à l’ESG, il s’agit d’une grille d’analyse plutôt que d’un label en soi.
Le terme « investissement vert » recouvre une diversité d’approches : lutte contre le réchauffement climatique, préservation de la biodiversité, transition énergétique, économie circulaire, développement d’énergies renouvelables, gestion de l’eau, agriculture durable, etc. Il est ainsi possible d’investir dans une entreprise dont la démarche se qualifie de « verte » par ses produits, ses procédés, sa chaîne logistique ou même ses clients. Ce spectre large exige de l’investisseur une lecture approfondie des intentions réelles de chaque produit financier.
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En tant qu’investisseur, vous disposez d’un éventail de possibilités pour réaliser un investissement durable. Obligations, produits d’assurance, placements dans l’immobilier, produits bancaires… tour d’horizon.
1. L’assurance vie labellisée ISR
L’assurance vie est un support d’investissement souple et fiscalement avantageux. Elle permet de choisir des unités de compte ISR, gérées de façon pilotée ou libre. Les contrats les plus innovants (comme ceux de Goodvest ou Moka) permettent une allocation 100% durable, avec de la transparence sur les projets financés.
2. Le PER ISR et le LLDS
Produits d’épargne bancaire, le Plan d’Épargne Retraite (PER) ISR et le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) sont deux solutions orientées vers des objectifs responsables et durables.
Le PER ISR permet de préparer sa retraite tout en investissant dans des entreprises qui respectent des critères ESG. Il offre des avantages fiscaux intéressants, notamment la possibilité de déduire les versements de son revenu imposable, et une grande flexibilité dans la gestion des versements - ponctuels ou réguliers.
Quant au LDDS, il s’agit d’un produit d’épargne réglementé, non risqué, destiné à financer des projets à fort impact social et/ou environnemental. Il est idéal pour ceux qui souhaitent sécuriser leur capital tout en participant à des causes d’intérêt général. Son taux d’intérêt est actuellement fixé à 2,4 %.
3. Le PEA
Le PEA peut devenir un levier d'investissement vert en sélectionnant des actions ou fonds labellisés ISR, Greenfin ou ESG. Il permet d’investir dans des entreprises cotées engagées dans la transition énergétique, les technologies propres ou l’économie circulaire, tout en bénéficiant d’avantages fiscaux après cinq ans de détention. En orientant son PEA vers des titres verts, vous soutenez une finance plus durable, sans renoncer à la performance. C’est une solution intéressante pour concilier rentabilité et impact environnemental.
4. Les ETF verts
Les ETF verts permettent d’investir facilement dans un panier d’actions respectant des critères ESG. Ils répliquent des indices composés d’entreprises engagées dans la transition énergétique, les énergies renouvelables ou la réduction des émissions carbone. Les ETF verts offrent une grande exposition aux marchés responsables avec des frais réduits. Intégrés dans un PEA ou un compte-titres, ils représentent une solution simple pour participer activement à la finance durable et soutenir l’économie verte. Quelques exemples :
5. Les green bonds – obligations vertes
Les green bonds, ou obligations vertes, sont des supports d’investissement durable à envisager avec intérêt. Il s’agit de titres de dette émis pour financer des projets écologiques. Leur rendement stable attire les institutionnels. Signe de l’engouement sur les green bonds, en 2025, la France émettra 15 milliards d’euros d’obligations vertes.
6. Le crowdfunding écologique
Des plateformes comme Lendosphere, Enerfip ou Solylend permettent d’investir directement dans des projets solaires, éoliens ou de biomasse entre autres.
7. Immobilier éco-responsable
Concilier immobilier et impact positif sur l’environnement, c’est possible. Et c’est même la spécialité de supports tels que les SCPI vertes (comme Novaxia R ou Kyaneos Pierre). Elles investissent dans des biens en vue de les transformer en logements à haute performance énergétique. Rendement locatif stable, valorisation à long terme, avantage fiscal possible comptent parmi les autres points forts du support.
8. Les FCPR
Les FCPR (Fonds Communs de Placement à Risques) orientés greentech donnent l’opportunité d’investir dans des startups innovantes. Les atouts et les caractéristiques à connaître ? Un potentiel de rentabilité élevé pour des produits destinés aux profils avertis car le capital n’est pas garanti.
9. Tokenisation carbone / actifs blockchain
La blockchain permet de suivre en temps réel les crédits carbone générés ou échangés. Des startups comme KlimaDAO proposent des jetons adossés à des projets certifiés.
10. Homaio : investir dans les quotas carbone européens
Chez Homaio, nous proposons une solution d’investissement durable originale et à l’impact environnement intrinsèquement positif : le rachat de quotas carbone du SEQE-UE, le système d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet de serre de l’Union européenne.
Ce marché carbone impose à certaines entreprises polluantes de détenir des quotas pour émettre du CO₂. Chaque année, l’Union européenne diminue le nombre total de quotas disponibles pour inciter à la réduction des émissions.
Homaio permet ainsi aux particuliers d’acheter et de retirer ces quotas du marché. Concrètement, cela réduit la quantité disponible pour les entreprises, et renchérit le coût de la pollution.
Contrairement aux idées reçues, les placements verts ne sacrifient pas la rentabilité. Certaines études montrent que les fonds ISR et climat affichent soit une performance comparable aux investissements classiques, voire supérieure.
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Mais quels sont les moteurs de la performance des supports d’investissement durable ?
La croissance de la demande en énergie propre, la pression réglementaire, et l’innovation technologique jouent un rôle clé. Les entreprises qui anticipent les normes ESG se montrent d’ailleurs souvent plus agiles et attractives à long terme.
Mais la prudence reste de mise. Certains fonds labellisés présentent des frais de gestion élevés. Le manque de données extra-financières fiables peut engendrer des bulles spéculatives. Et certaines startups « vertes » peuvent échouer malgré leurs promesses.
Depuis quelques années, la finance verte est un terme tendance. Peut-être trop tendance... Car de nombreuses offres se parent de vert sans réel fondement écologique. Des fonds « durables » financent encore des géants pétroliers ; des labels sont attribués sans exigence de résultats. C’est la dérive du greenwashing. Elle menace autant la crédibilité du secteur que la confiance des épargnants. Pour l’éviter, il faut apprendre à lire entre les lignes.
Le greenwashing est un piège, mais un piège qu’il est possible d’éviter. L’enjeu : orienter ses décisions d’investissement vers des supports réellement durables, à l’impact réel sur le climat.
Mais comment ne pas tomber dans le panneau de greenwashing ? Des critères de choix, des labels aident à démêler le vrai du faux, le vert du gris.
Les critères ESG évaluent les pratiques Environnementales, Sociales et de Gouvernance d’une entreprise. Exemple : la gestion des déchets (E), le respect des droits humains (S), la transparence financière (G). Mais un bon score ESG n’équivaut pas à une stratégie climatique cohérente. TotalEnergies peut obtenir un bon score G, sans être pour autant un acteur de la décarbonation.
Les labels sont pensés pour orienter l’investisseur dans ses choix. Il en existe plusieurs.
L’UE a bâti une taxonomie verte pour classifier les activités économiques considérées comme durables. Basée sur le principe “Do No Significant Harm”, elle vise à homogénéiser la finance durable. Une entreprise ou un fonds pourra bientôt prouver son alignement avec cette taxonomie.
Pour un investisseur soucieux de son impact sur l’environnement, structurer un portefeuille d’investissements verts exige rigueur et cohérence. Il faut d’abord analyser son profil de risque, son horizon de placement, et ses objectifs : performance financière, impact positif, diversification…
Les solutions durables sont nombreuses : assurance vie ISR, ETF bas carbone, fonds labellisés, obligations vertes, crowdfunding écologique, SCPI durables, ou financement participatif dans des projets d’énergies renouvelables. On peut aussi investir via un PER (Plan Épargne Retraite) responsable ou dans des actions d’entreprises engagées dans la transition énergétique.
Des plateformes comme Goodvest, Homaio, ou Lita.co proposent des produits d’investissement à fort impact, adaptés à différents profils d’épargnants. Ces acteurs intègrent les critères ESG dans leur gestion, tout en assurant une transparence sur les performances et les impacts écologiques. Le mot d’ordre : allier rentabilité, sens et durabilité.
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