Le blended finance est une approche de structuration financière qui combine de manière stratégique des capitaux publics ou philanthropiques avec des investissements du secteur privé. Elle vise à réduire le risque de projets prometteurs afin d’attirer des capitaux privés vers des investissements générant un impact social et environnemental positif, en particulier sur les marchés émergents ou dans de nouveaux secteurs.
Le blended finance est une méthode stratégique visant à mobiliser des volumes importants de capitaux privés pour répondre aux défis les plus pressants, du changement climatique au développement durable. Il comble un déficit de financement critique en mobilisant des capitaux « catalytiques » issus de sources publiques (comme les banques de développement) ou de fondations philanthropiques afin d’améliorer le profil risque/rendement d’un investissement, et ainsi le rendre attractif pour des investisseurs commerciaux. Cette approche est essentielle pour financer des projets à fort potentiel d’impact, mais souvent perçus par le secteur privé comme trop risqués, insuffisamment rentables ou reposant sur des modèles économiques encore non éprouvés.
Le principe central consiste à utiliser des financements concessionnels pour ouvrir la voie à des volumes bien plus importants de capitaux privés, qui autrement ne seraient pas investis. Cela crée un pont entre les objectifs des bailleurs de fonds du développement et les exigences de rendement financier des investisseurs privés.
Le blended finance n’est pas un produit unique, mais une approche de structuration flexible pouvant recourir à plusieurs instruments, souvent combinés :
En déployant ces structures, le blended finance joue un rôle crucial dans le financement des efforts d’adaptation et d’atténuation du changement climatique. Pour les investisseurs sur les marchés du carbone, comprendre ces mécanismes est essentiel, car ils influencent directement la création et le financement de projets qui réduisent les émissions.